Les DMs (Dispositifs médicaux), ce sont des fidèles compagnons du quotidien en EHPAD, en USLD ou dans tout autre établissement médico-social. Mais, entre coussins, lits médicalisés et ECGs lorsqu’il s’agit de maintenance, une distinction essentielle s’impose : tous les dispositifs ne se traitent pas de la même façon.
Deux familles, deux destins
D’un côté, les dispositifs de maintien : ce sont les « petits bras droits » du confort et de la mobilité, coussins de positionnement, cannes de marche, déambulateurs, matelas mousse ou chaises garde-robe. Leur rôle ? Aider au bien-être, soutenir, accompagner.
De l’autre, les dispositifs de fonctionnement, autrement dit les « machines de guerre » de l’accompagnement technique : lits médicalisés, lève-personnes, matelas à air alterné ou fauteuils roulants. Ceux-là font partie intégrante du fonctionnement logistique et sécuritaire de l’établissement.
Et selon la réglementation (articles R5212-25 et R5212-28 du Code de la santé publique), l’obligation de maintenance concerne bien les dispositifs de fonctionnement. Autrement dit : le coussin, on le surveille ; le lit médicalisé, on l’entretient !
Maintenance préventive : coup d’œil vs boîte à outils
La maintenance d’un DM de maintien est avant tout visuelle. Un petit contrôle régulier suffit : housse déchirée ? partie tordue ? mousse fatiguée ? Si oui, il est temps de renouveler. Rien de bien sorcier, mais indispensable pour garantir sécurité et confort.
En revanche, la maintenance d’un DM de fonctionnement requiert une habilitation technique (décret n°2006-1637 du 19 décembre 2006, modifié par décret n°2009-839 du 7 juillet 2009). Le technicien n’a pas besoin d’être « agréé » par le fabricant, sauf si la notice le précise. Et là, attention : pas question de jouer au bricoleur du dimanche ! Ces vérifications nécessitent un vrai savoir-faire.
Maintenance corrective : ne jouons pas à l’apprenti sorcier
Lorsqu’un dispositif tombe en panne, il s’agit de maintenance corrective. Dans ce cas, on remplace la pièce défectueuse, mais on ne la répare pas « comme à la maison ». Pourquoi ? Parce qu’en réparant soi-même, on change de statut : on devient fabricant au sens de la directive européenne 93/42/CEE. Et là, bonjour les responsabilités ! En cas d’accident, c’est vous — et non plus le fournisseur — qui en portez la charge.
En résumé
Le DM de maintien : on vérifie visuellement.
Le DM de fonctionnement : on fait entretenir par un technicien habilité.
Le rafistolage maison : à éviter, sous peine de devenir fabricant malgré soi !
Conseil pratique : sensibilisez vos équipes à cette distinction. Cela évite bien des confusions avec les prestataires, garantit la sécurité des résidents… et vous épargne quelques sueurs froides lors d’un contrôle qualité !
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