Maintenance médicale pour les EHPAD

Maintenance médicale pour les EHPAD

On parle bien de vérifier que le respirateur respire encore, que le lit médicalisé ne tente pas de se plier en portefeuille, et que l’autoclave ne se prend pas pour une cocotte-minute.

 

Et pourtant… dans bien des établissements médicalisés, le RSQM (Registre de Sécurité, de Qualité et de Maintenance) de leurs DMs prend encore la poussière au fond d’un tiroir, quelque part entre un stylo cassé et une pile de modes d’emploi jamais lus.

 

Depuis 2005, la loi impose aux établissements de bichonner certains dispositifs médicaux. Au menu :

 

L’inventaire des DM par classe (ou "Le Cauchemar de Noël des Factotums et ergothérapeutes")
- Classe I : Risque faible (lits médicalisés, fauteuils roulants)


-Classe III : Risque élevé (aiguilles, prothèses)


La responsabilité des acteurs (ou "Qui va servir de paratonnerre ?") 
Le directeur : THE responsable
Le référent technique : Le héros inconnu qui répare tout
Le médecin : Il utilise le matos, mais... n’a jamais été formé à ce modèle d’ECG

 

La gestion des risques (ou "Comment Éviter l’Explosion")
Avant achat : Est-ce que les utilisateurs sont formés ? Ça s’entretient comment ? Et la garantie, elle couvre l’AS qui appuie sur tous les boutons ?
RSQM : Ce carnet de bord ignoré… jusqu’au jour où il sauve votre peau devant un juge.

 

La maintenance préventive et/ou corrective : qui s’en charge ? 3 options :

1.      Le fabricant (aka celui qui sait)

2.      Un prestataire (aka celui formé par celui qui sait)

3.      Un agent interne (aka celui à qui on dit “Débrouille-toi”)

 

Le contrôle qualité (ou “comment jouer à Mensonge ou Vérité”)
Objectif : vérifier que le DM fonctionne encore (oui, un ECG qui crie “PANIC” pour rien, c’est un souci)
Fréquence : “Au moins une fois par an”, soit : “quand on y pense”.

 

En bref : si un appareil flanche, ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est peut-être juste qu’il n’a pas vu un technicien depuis… Chirac président. En cas de pépin, la responsabilité peut faire un tour de manège entre l’EHPAD, le fabricant, et le prestataire.

 

En conclusion, une bonne maintenance, c’est comme un épisode de Dr House : ça sauve des vies, mais ça se prépare minutieusement… sans improviser en pleine intervention.