Les prestataires-distributeurs de DMs attendent avec impatience (et/ou angoisse) le décret sur la certification PSDM/PSAD pour poursuivre leur activité. Mais, savez-vous qu’il y a déjà des règles à suivre depuis 2021 et en cas de manquement, le prestataire pourrait subir les foudres des autorités.
Le Règlement européen 2017/745 (alias MDR) donne au distributeur un rôle de vigie dans le grand voyage des dispositifs médicaux. Il ne fabrique rien, il n’importe rien, mais il a quand même 42 choses à vérifier avant de bouger un DM.
Avant de distribuer, il faut :
Vérifier que le dispositif a bien le marquage CE, une déclaration de conformité et une notice en français.
S’assurer que le stockage et le transport respectent les conditions fixées par le fabricant.
Signaler tout souci de conformité avant mise sur le marché.
Après mise à disposition, il faut :
Assurer la traçabilité des dispositifs, notamment via l’IUD (identifiant unique).
Être prêt à collaborer avec les autorités en cas de pépin : réclamation, retrait ou dispositif douteux.
Tenir un registre des réclamations et transmettre les infos aux bons interlocuteurs.
Et en continu, il faut :
Agir avec diligence, garder le secret professionnel (données personnelles et secrets d’affaires).
Coopérer avec les autorités en cas de contrôle, et leur fournir tout ce dont elles ont besoin (documents, accès, échantillons…).
Mais ATTENTION, ça se complique quand :
- Il modifie l’emballage.
- Il traduit une notice.
- Il vend sous son propre nom…
Du coup, il endosse les responsabilités du « fabricant ». Gare au changement de casquette !
En conclusion, être distributeur de DM c’est :
Être bien structuré (processus, outils, personnels formés).
Être enregistré auprès des autorités compétentes.
Être clair avec ses partenaires sur les responsabilités de chacun.
C’est comme être dans une partie de Uno réglementaire : tu ne choisis pas les cartes, mais tu dois suivre les règles au risque de tirer une pénalité.
© Créé avec systeme.io